CHRONIQUES
NAPOLÉONIENNES,
par le Général Michel Franceschi, FINS


Préface de Ben Weider,

PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ NAPOLÉONIENNE INTERNATIONALE


Ben Weider, Président de la Société
Napoléonienne Internationale

 

« Sur quoi pourrait-on m’attaquer qu’un historien ne puisse me défendre ? (…) Les faits parlent d’eux-mêmes, ils brillent
comme le soleil … »
Napoléon à Sainte-Hélène.


On sait que la renommée de Napoléon a fluctué à travers le temps entre une « légende dorée » et une « légende noire ». Autant dire que l’historiographie napoléonienne a fait plus de place à la Passion qu’à la Raison.

De nos jours, la « légende noire » bénéficie d’un retour sournois sous la forme insidieuse d’une abondante littérature historique faussement objective.

 

Confondant trop souvent causes et effets, prenant le passé pour le présent, des écrivains à prétention historique cèdent à leur aversion personnelle de Napoléon pour écrire son Histoire. C’est ainsi que l’affirmation péremptoire fait office de preuve, le procès d’intention remplace la rigueur intellectuelle, et le préjugé malveillant s’impose comme Vérité révélée.

 

Prospérant sur ce fond de commerce juteux, quelques « mandarins » imbus d’eux-mêmes nous imposent habilement leur impressionnante érudition, ce qui, aussi brillante soit-elle, ne suffit pas à l’obtention du label de l’Histoire. Mais, à force de se copier les uns les autres et d’asséner à répétition leurs fantasmes pernicieux, ces maîtres à penser et leurs émules forgent de la sorte une Histoire irréelle en passe de devenir officielle.

 

La Société Napoléonienne Internationale s’est donné pour mission première de faire justice des mensonges et calomnies qui polluent l’Histoire de Napoléon et entachent gravement sa mémoire.

 

Membre actif de notre société, le général (cr) Michel Franceschi inaugure avec « l’Affaire du duc d’Enghien » une série de Chroniques rédigées à cet effet. La SNI va les éditer ou les publier sur son site internet. Le choix de sa première production ne doit rien au hasard. La présentation généralement faite de la mort du duc d’ Enghien sous la forme d’une exécution sommaire constitue en effet l’attaque la plus perverse portée contre Napoléon, car le touchant au tréfonds même de sa conscience.

 

Menée tambour battant à la manière d’une enquête judiciaire, sa convaincante démonstration fait enfin litière d’une odieuse falsification de l’Histoire.

 

Nul doute que Napoléon lui eut accordé de son vivant un affectueux pincement d’oreille…

 

Général (cr) Michel Franceschi

 

Natif de Corse en 1930, le général Franceschi a accompli une carrière militaire commençant à l’École d'Officiers de Saint-Cyr en 1951 et s’achevant en 1990 au grade de Général de Corps d’Armée (quatre étoiles).

 

Diplomé de l’École d’État-Major et breveté de l’École Supérieure de Guerre, il a servi essentiellement dans les parachutistes des Troupes de Marine (anciennes Troupes Coloniales), la plupart du temps loin des États-Majors et des cabinets.

 

Son cursus professionnel s’est, en effet, principalement déroulé dans l’excercice de commandements et de responsabilités sur le terrain, notamment :

 . Le commandement d’une compagnie de parachutistes en opérations en Algérie, de 1958 à 1960.

 . Le commandement du 1er Régiment de parachutistes d’Infanterie de Marine, unité de forces spéciales, de 1976 à 1978 …

 . Le Commandement Supérieur des Forces Armées de Nouvelle Calédonie de 1984 à 1988, durant les événements qui secouèrent ce territoire.

 

Autre caractéristique notable, il a longuement exercé hors de France : deux ans en Algérie – trois en Côte d’Ivoire, Guinée et Haute-Volta (Burkina Faso) – cinq au Sénégal – trois au Zaïre (République Démocratique du Congo) – et quatre dans le Pacifique.

 

Son intérêt pour Napoléon trouve sa source dans son origine corse comme notre héro. Puis il s’est nourri de l’étude de l’histoire militaire inhérente à l’enseignement militaire supérieur qu'il a suivi à l’École d’État-Major puis à l ‘École de Guerre.

 

Ses longues recherches lui ont appris que l’histoire de Napoléon est falsifiée par de mauvais historiens, français en particulier. Il a profité des loisirs de sa retraite professionnelle pour s’atteler à la réhabilitation de la mémoire de Napoléon. Ses écrits, dont un livre en instance de publication, sont le fruit de ce long travail de recherches et de méditations.

 

Le général Franceschi occupe les fonctions de Consultant Historique Spécial et de membre du Comité Littéraire de la Société Napoléonienne Internationale (SNI). Il y tient sur son site Internet la rubrique « Chroniques napoléoniennes », que la SNI fait imprimer régulièrement.

Le général Franceschi a par ailleurs fait paraître deux essais aux éditions Pygmalion-Gérard Watelet :

- en 1998 : « La Démocratie Massacrée– Nouvelle
Calédonie – Témoignage ».

- en 2001 : « Corse, la voix de la majorité silencieuse ».

 

 




 


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